2050 : La plasticienne Naziha Mestaoui imagine un futur vert et communautaire

Capture d’écran 2016-03-29 à 14.20.40Renouer avec la nature

Quitter les objets, pour retrouver la nature. Voilà la route que nous prenons. « Nous allons cesser de voir la nature comme une matière à exploiter pour la considérer comme une extension de nous-mêmes. » La biodiversité fera partie intégrante des villes, y compris les insectes ! On en voit déjà les prémices avec les ruches et les fermes urbaines.

Si Naziha Mestaoui est si sensible à l’importance de la nature, c’est qu’elle a pris l’habitude de côtoyer une autre culture. Elle se rend régulièrement dans une société amazonienne où nature et culture ne sont pas opposées. Où on porte un grand respect aux animaux et végétaux.

Ce peuple amérindien nourrit sa réflexion : « les sociétés ancestrales sont une source d’inspiration pour notre avenir« . Comme elles, mais sans retourner à leur mode de vie, « on adoptera une logique en réseau où chacun est à la fois émetteur et receveur ».

Chacun produira, prêtera, rendra service. On peut alors imaginer avec elle un maillage de communautés, reliées entre elles à travers l’ensemble du territoire français.

En décentrant son regard, elle a pu discerner un avenir souhaitable aux sociétés occidentales. Un futur où l’homme ne serait plus au sommet de la pyramide, contrôlant et abusant de tout ce qu’il juge être en dessous de lui. Mais rien n’est joué. Encore faut-il qu’on s’engage sur la bonne voie.